laubreton vonick
Le terrain de la peinture (comme on dit le terrain de la science,
de l'histoire ou de la philosophie) est un domaine à parcourir. (Bourdieu dit
le "champ"). J'aime se mot terrain car il a quelque chose de
bucolique. Je m'imagine un vaste espace paysan, sans limite, qui lorsque je m'y
présente me révèle quelques petites choses. Il n'y a pas de chemin tracé, pas
de fléchage, en plus, chacun y pénètre par des endroits différents. Je vais
avancer au hasard, une chose en amenant une autre, je ne sais ce que sera cette
autre chose et lorsque j'arriverais à cette autre chose, je devrai continuer
d'avancer en m'efforçant de ne pas obéir
au voix des sirènes qui me montrent différents sentiers tracés plus ou moins
intelligemment, quelque soit leurs attraits.Il s'agit donc d'un monde auquel il faut naître et vivre. Exister !






